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UN MUSEE AUSSI PRES DE L’HISTOIRE QUE LE DRAP A LA PEAU

Chères lectrices et chers Lecteurs !

Cette texte va vous montrer les stations et les aspects du monde de travail et de la vie quotidienne des Drapiers de Bramsche avec des photos et des textes du musée.

L’équipe du Musée vous remercie de votre intérêt.

Bramsche, 1998 Susanne Meyer


trenner


Deux Millénaires en contact avec le drap

Le besoin entraîne le progrès : l’homme étant au début couvert de poils a inventé beaucoup de choses pour pouvoir se chauffer, se protéger et embellir son environnement.

Les plus anciennes découvertes de produits textiles proviennent du Proche Orient, datant de 4000 – 5000 av. J.C. Ils étaient faits de toile. Les draps de laine par contre ont été manufacturés en Europe du Nord depuis 3.500 av. J :C. environ.
Le drap de laine le plus ancien découvert dans le pays d’Osnabrück date de l’époque entre 264 et 424 après J.C.et provient de deux morts trouvés dans les marécages d’Hunteburg, près de Bramsche. Les deux manteaux de laine de ces deux morts ont été tissés en croisement de toile et ceci avec un métier à tisser aux poids.

C’est seulement 1400 ans plus tard, au 18ème siècle que nous disposons à nouveau d’échantillons de draps de laine de Bramsche. A cette époque en effet, les drapiers de Bramsche envoyaient des échantillons de leurs meilleurs draps au gouvernement d’Osnabrück, accompagnés de maintes demandes . Ils demandaient d’être dispensés de faire le tour de compagnons ou le service militaire ou bien encore l’acquisition anticipée du brevet de maîtrise pour leurs fils.


Les premiers catalogues d’échantillons sont apparus au 19ème siècle car les maisons de confection et les grands magasins débutant à cette époque demandaient la présentation de draps variables. Depuis cette époque, il existe de nombreux échantillons et modèles de draps de laine tissés à Bramsche. Jusqu’au 18ème siècle la laine et la toile étaient les matières quotidiennes. Le 19ème siècle devient le siècle du coton et le 20ème siècle nous donne le fil synthétique et de cellulose.
Wie lange hält eine Socke aus Viskose?
En fin de compte, le visiteur du musée devient consommateur et compare les six matières premières les plus connues de notre temps : la laine, la soie, le lin, le coton, la viscose et le polyester.

Savez-vous
- que la laine peut aussi provoquer des allergies à cause de son albumine
- que la viscose provient du bois
- que l’on peut tirer 1000 mètres de fil d’un cocon de soie
- qu’à présent le coton pousse déjà coloré sur la plante


Les Drapiers de Bramsche

Le monde disparu des Drapiers de Bramsche continue à vivre au musée.

Sept drapiers se présentent en racontant leur facon de vivre et de travailler au Mühlenort, le quartier des Drapiers.
On trouve leurs traces dans le registre paroissial, les relevés de comptes de crédit, le rôle fiscal, des photos, lettres et contes.

Johann-Heinrich Reffelt (1773-1829)
Voilà le compagnon J.H. Reffelt qui a parcouru un long chemin pour obtenir la maîtrise de drapier au prix de nombreuses années d’attente et maintes lettres au gouvernement. [Photo: La silhouette de J.H. Reffelt tissant un dessin transmis par son atelier.]

La maîtresse âgée Gesche Thöle nous amène au début de l’industrialisation. Originaire de Bremen, elle se maria à Bramsche et fut un chef dynamique pour sa jeune usine de drap au Mühlenort.

Hermann Thöle nous parle du temps de l’empire et nous donne une impression de son temps d’apprentissage auprès du maître drapier Surendorff .

Le maître drapier Heinrich Storch qui participa à la guerre franco-allemande de 1870/71, représente le groupe d’homme de métier, honnête, prudent mais qui n’arrive guère á gagner son existence avec ses draps.

Vers 1900 une seule usine importante existait au Mühlenort, à côté de nombreuses entreprises artisanales.

La vie de l’ouvrière et veuve Auguste Werner était déterminée par le travail à l’usine et par la pauvreté et elle désirait, en vain, une meilleure vie en Amérique.

Vers 1920 se fondaient plusieurs petites usines, sortant des entreprises artisanales. Surendorff-Wonning est le représentant du développement d’un maître de métier au fabricant de drap indépendant. Il quitta le Mühlenort pour faire construire une usine
Au bord de la ville.

En 1960 commenca la récession de la fabrication des draps. D. Landefeld nous parle de cette époque. Elle avait encore appris ce métier qui aujourd’hui fait partie de l’histoire.

Corps de Métier Corporation

Pendant 4 siècles, les drapiers de Bramsche ont travaillé au Mühlenort. A la moitié du 16ème siècle, les premières familles de drapiers sont venues vivre au bord de la rivière Hase. Il avaient besoin d’eau pour laver la laine, pour fouler et teindre leurs draps et leurs fils.
Au pays d’Osnabrück existaient quatre autres Corps de Métier des drapiers. Seul celui de Bramsche a survécu le déclin successif de tous ces emplacements (établissements) au cours du 18 et 19ème siècle.

Au 18ème ils survivaient d’après J. Moser, grâce à des crédits privés ou publics mais plusieurs maîtres agissaient également comme accapareurs, c’est á dire qu’ils livraient aux entreprises pauvres le fil et achetaient plus tard le drap fini. Ainsi ils aidaient ou supportaient les maîtres en détresse.

Le 19ème siècle était marqué par l’industrialisation un peu retardée au Mühlenort. La loi de la liberté de la profession finissait l’état juridique du corps de métier et naturellement augmentait le poids de la concurrence.
La plupart des maîtres du corps de métier se formait dans la corporation nouvelle qui était plus ouverte, plus légère pour les hommes de métier. D’autres quittaient l’ancien corps, fondaient de petites entreprises ou travaillaient comme maîtres pour la nouvelle industrie textile naissant á Bramsche.

La transition à la production industrielle ne s’est accomplie qu’après la première guerre mondiale. Le Mühlenort par contre a gardé la particularité de mélange la tradition et le temps moderne : la plupart des entreprises produisent industriellement en corporation, c’est à dire organisé comme des hommes de métier dans une forme de corps de métier. La communauté de la corporation assuraient ainsi l’existence des membres plus petits.


A partir de 1950 à cause de la « Mort textile » générale, à Bramsche aussi les premières entreprises ont fermé, les dernières ont suivi en 1972, parmi elles la Corporation des Drapiers de Bramsche.

Ses membres se sentaient toujours unis dans leur corporation. Il se rencontraient toujours le jour de la facturation de l’ancien corps de métier, le « Krogtag » c’est le lundi après Pentecôte.


Les Bâtiments

L’ensemble des bâtiments de la corporation des Drapiers de Bramsche représente d’une facon exemplaire la lente transition de l’artisanat à l’industrie. Propriété du Prince-Evêque d’Osnabrück, cet emplacement de moulins a servi pendant des siècles a traitement du cuir, du blé, des draps, des toiles, de l‘huile et du bois et rassurait ainsi le pouvoir élémentaire des habitants.

Les bâtiments d’aujourd’hui datent de la moitié du 18ème siècle / début 19ème siècle. Vers 1849, lorsque la Corporation des Drapiers acheta l’ensemble de la Chambre dominiale d’Hanovre, elle ajouta vers 1869 l’atelier de Filature, grand, classique, donnant sur trois étages.

Pour obtenir du terrain, on remplissait la grande pièce d’eau du moulin et on construisait le bâtiment sur des pilotis.

L’acquisition de l’immeuble, la construction du nouvel atelier de production et l’achat de machines entièrement mécaniques épuisaient la situation financière de la Corporation des Drapiers pour longtemps.

La réalisation d’un toit sur la cour intérieure a été la dernière opération de construction. Entre les bâtiments de l’ancien moulin du 18ème et le nouveau bâtiment du 19ème siècle s’est glissée en 1907 la salle de chauffe de la machine à vapeur.

A part quelques modifications sans importance, les drapiers on gardé l’ensemble des bâtiments jusqu’à la fin de leur production en 1972.

Pour pouvoir placer leur machines, ils se servaient également de l’ancienne salle de la meunerie, de l’habitation de la famille meunière, des étables et de l’ancien moulin a broyer le lin ainsi que de la place du moulin.

Leur organisation très rigide et leur manque de capital les ont empêcher de moderniser les bâtiments.

Fabrik, 1930
Donc, un ensemble d’édifices historiques et uniques dans leur genre a été légué par les Dapiers au Musée des Drapiers de Bramsche d’aujourd’hui.

Les Forces de l’Energie

A Bramsche l’existence d`un moulin à eau est vérifiable avant 1240.
Depuis le 16ème et le 17ème siècle ces moulins servaient à des usages multiples. Cet emplacement de moulin se développait en centre d’énergie pour presque tous les métiers : la force de la rivière Hase faisait tourner le moulin à blé, à huile, le brise lin, le rouet des tanneurs pour mouler l’écorce de chêne, la foulerie des drapiers pour faire rétrécir leurs draps et finalement la scierie.

Devant le pont et le barrage se trouvait le poteau de vérification indiquant exactement qui avait quand le droit de retenir l’eau et de s’en servir pour mouler ou pilonner : en premier le meunier pour le blé, puis les paysans pour briser le lin, après les drapiers et finalement les cordonniers. Les marques gravées sur le poteau de vérification étaient la base judiciable des droits de possession.

La nécessité de cet ordre démontre que l’énergie d’un moulin est limitée et que l’on ne pouvait pas l’augmenter à volonté. De ce fait on avait toujours intérêt à améliorer les barrages et la conduite d’eau et á changer les roues hydrauliques ou en poser plusieurs, l’une après l’autre. Afin de pouvoir travailler en hiver, on enveloppait les rouets et on les chauffait.

Jusqu’en 1849, les drapiers tenaient en location une seule roue. Plus tard, ils ont acheté toute la construction, y compris tous les droits sur les cours d’eau. De ce fait il prenaient la place du meunier et avaient en premier le droit de profiter de l’eau retenue. A cette époque il existait six roues hydrauliques sur le site meunier de Bramsche.

Sekundarstufe 1
Mais tout cela ne suffisait pas pour commencer la production industrielle. Donc, vers la fin du 19ème siècle, les drapiers de Bramsche ont employé la force motrice à vapeur, des manège de chiens ou de chevaux et encore pour longtemps la force humaine pour faire marcher leurs machines. En 1917 les bâtiments étaient électrifiés. Lorsque les autres utilisateurs de la force d’eau ont quitté la place – vers 1920 – en derniers les meuniers pour le blé et la scierie, les drapiers de Bramsche ont remplacé les roues par des turbines.

Jusqu’à la fin de la production en 1972, l’eau, la vapeur et l’électricité restaient les forces actionnant les machines.

Aujourd’hui, le musée recoit l’énergie d’un réseau électrique alimenté par diverses stations d’énergie, charbon, gaz ou atomique.


Le début de l’industrialisation à Bramsche 1930 – 1890

Les Drapiers de Bramsche ont commencé tard à s’industrialiser. C’est seulement en 1833 que les drapiers on fait la connaissance de la navette volante. En effet le gouvernement a obligé les détenus d’Osnabrück á tisser avec la navette volante ou plutôt avec la navette à grande vitesse.

Il s’était passé exactement 100 ans depuis que le tisserand anglais John Kray avait développé ce mécanisme qui augmenta la vitesse de tisser de 100 %.
Peu après 1833, les drapiers on aménagé leurs métiers á tisser á grande largeur avec la navette à grande vitesse. Ce n’était pas grand chose à réaliser : un peu de bois, un peu de cuir, un peu de travail de menuiserie et voilà l’industrialisation de l’artisanat textile de Bramsche commencait. Vingt ans plus tard presque la moitié des entreprises drapières disposaient de métiers à filer ou de métiers à tisser faits de bois et semi mécaniques.

Nous avons arrêté le temps et voulons parler de la situation technique en 1860 à Bramsche : toutes les machines sont reliées l’une à l’autre. Le Loup, la machine à carder, la trieuse de laine, la machine à filer, la machine pour le montage de chaine sur l’ensouple et le large métier à tisser. A la même époque, l’Angleterre et la Saxonie travaillaient déjà avec ces machines á filer entièrement mécaniques et avec des métiers á tisser en fer.

Les drapiers paient 300-350 taler pour ces machines en bois. C’était beaucoup d’argent pour une famille dont la maison entière valait entre 400 et 700 taler. Celui qui n’arrivait pas à faire ce pas en avant s’appauvrissait rapidement. Il y avait la possibilité de trouver une place dans l’industrie de laine, de toile ou de coton qui démarrait à Bramsche.

D’autres drapiers émigraient en Afrique du Sud ou en Amérique. Les entreprises familiales restantes à Bramsche continuaient à travailler avec toute la famille.

Les maîtres drapiers placaient les machines dans leurs maisons et étaient forcés d’agrandir ou de transformer les étables en ateliers.
En 1869 ils construisirent tous ensemble un atelier de filature assez grand. La période pré-industrielle se terminait et la production industrielle avec ses machines de fer lourdes commencait.

Production d’un drap de laine 1890 – 1920

Les différentes étapes de la production d’un drap de laine n’ont guère changé au cours des siècles. Le drap fini est un tissu de laine, serré, foulé, lainé et agréable à toucher comme du feutre.

Pour ce genre de tissu, on prend des fils de laine cardée, contrairement aux fils de laine peignée utilisée pour les tissus lisses et fins.

Ein Blick in die Spinnerei des Tuchmacher Museum Bramsche, Foto: Lehmann.
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Même si les étapes de la production n’ont pas changées pendant des siècles, par contre les méthodes ont changé fondamentalement.

Pour le musée, l’ancien atelier de filature est nouvellement installé. Dans le bâtiment, on peut voir la production, le degré de mécanisation et l’organisation de travail de la corporation des drapiers de Bramsche à la fin des années 1900, au début des années 2000.

Du mouton jusqu’au drap fini, il y a 18 étapes de production. Vous pouvez les voir au musée :

. Lavage
. Assortir et carder au Loup
. Filature
. Retordre
. Bobiner
. Faire la chaine
. Tisser
. Contrôle des défauts
. Teinture
. Foulerie
. Lavage et rincage
. Séchage
. Lainage
. Tonte
. Catissage
. Décatissage
. Plier, Enrouler. Métrer


Préparation pour le tissage 1890 - 1920

Entre le filage et le tissage il y a des travaux à faire qui trouvent rarement l’attention qu’ils méritent : les préparations pour le tissage
Cette partie du musée pourrait vous faire penser qu’il s’agit simplement d’embobiner et de dévider. Ce qui semble si simple est en réalité très complexe. Les machines pour la préparation du tissage ne font pas grande impression. Sans faire beaucoup de bruit et de mouvement elles accomplissent exactement leur travail.
Au cours des travaux préparatifs pour le tissage, on obtient d’abord des fils de chaîne, de traîne et des écheveaux sur des bobines rondes, cylindriques, en bois, en carton, en tôle ou en plastique.

Les produits finis sont les écheveaux à stocker ou á vendre comme fil á tricoter, des fils bobinés pour la teinturerie, des fils de trame et de chaîne pour le métier á tisser.
Il est absolument nécessaire de retordre les fils avant tous ces travaux. Au cours de la production d’un drap, toutes les opérations préparatoires déterminent la qualité du drap.
Pour réussir un drap, il faut des fils de chaîne et de trame exactement et précisément bobinés. Les fils de chaîne doivent se partager facilement sur le métier à tisser, être serrés régulièrement et ne doivent surtout pas se casser. Les bobines à trame doivent être sans nœuds, sans nœuds coulants et ne doivent pas se dérouler trop facilement.

A Bramsche les préparations pour le tissage se déroulaient le plus souvent dans les ateliers privés. Toute la famille y participait. Dans les usines, c’était surtout les femmes qui travaillaient aux machines.

Les métiers à tisser était propriété privée des familles des Drapiers. Leur place était dans les ateliers privés ou sur les lieux de production de l’artisanat ou des petites usines. En ce qui concerne les machines à carder ou à filer, c’était le contraire, Elles étaient la propriété commune de tous les membres de la corporation des Drapiers de Bramsche.


Après le tissage, le drap a fait la moitié de son chemin de production. Les fils reposent ouvertement comme une toile de lin grossiersans être feutrés. Sa couleur est malpropre, un blanc sale, il y a des nœuds, des ruptures de fils et le drap entier est encore beaucoup trop large et trop long comparé au drap fini.
D’abord le drap brut doit être noppé, c’est à dire qu’il faut trouver tous les défauts. Il faut éliminer tous les nœuds causés par une rupture de fil de chaîne, déplacer les fils au cas ou il y a un point instable et détacher avec un dissolvant . « Nopper » c’était le travail des femmes, mères, filles et belles-filles. A la maison on transformait la table de cuisine ou de salon en table á nopper en mettant deux presses sous deux pieds de table. Seules les entreprises plus importantes noppaient dans l’usine ou donnaient en travail à domicile.

Le Foulage

Le processus de foulage comprime le textile brut quand il est humide.
Il faut de l’humidité, du soda ou du savon, de la chaleur et une friction mécanique. La laine dispose d’une tendance à feutrer qui est unique parmi les fibres textiles. Le moulin à foulon de Bramsche a été érigé au bord de la Hase vers 1580 et a continué a travailler jusqu’en 1972.
Vous pouvez voir deux machines á foulage dont la technique date du 19ème siècle

Le foulon à manivelle soulève des marteaux (50 – 75 kg) tour à tour, ans pilonner mais en comprimant et serrant le tissu 120 fois la minute. Selon le caractère du tissu, le procès de foulage peut durer de 2 à 30 heures. Cette technique de foulage qui ne prenait pas grand soin du tissu a été remplacé vers 1850 par le foulon à cylindre. Cette machine comprimait et refoulait le tissu plus rapidement. Le liquide était fait à partir d’eau, de soda et de savon et de l’acide et jusqu’à la fin du siècle de l’urine pourrie, de préférence d’homme ayant consommé de la bière et de la viande grasse.


Le foulage est le processus le plus important avec celui d’assortir ou de « manipuler » la qualité au départ de la production.
A l’origine, fouler était un métier respectable, organisé en corporation mais il perdait en travail d’ouvrier bien qu’il demandait une grande responsabilité car beaucoup de de fautes apparaissaient au temps du foulage : le grand teint, la qualité inférieure si l’on avait mélangé d’autres fibres. Le fouleur devait compenser tous les défauts.
L’histoire du foulage est en même temps l’histoire des disputes au sujet de la force hydraulique. Comme depuis 1849 la corporation des Drapiers de Bramsche était maître de l’exploitation de la force de l’eau, elle réussit à éloigner la concurrence du marché á foulon.

Même en 1860 la corporation interdisait de faire fouler des lainages ayant été manufacturés en usine. Mais l’interdiction était sans effet car la concurrence commencait á faire entrainer les foulons à manivelle et tubes cylindriques par une machine à vapeur qui était indépendante de l’emplacement du moulin.


Le Finnissage à sec 1890 – 1930

Le procédé de feutrage du tisu ne réussissait pas toujours régulièrement c’est pourquoi le traitement à la main au moyen de laineuse à cardères était nécessaire. Au début on ne le faisait que pour faire disparaître les défaits, à partir du 17ème siècle cela mena au départ de la production du tissu fini : l’apprêt ou l’affinage.

L’apprêt , l’affinage ou le finnissage sont les opérations finales qui donnent au tissu un air différent . Les apprêtisseurs recevaient les draps foulés, lavés et séchés. Le finissage à sec commencait alors par traitement à la vapeur,et à la laineuse ; ensuite les draps etaient brossés et tondus. Enfin les couvertures laineuses étaient terminées.

Les tisus non lainés, par exemple pour le prêt à porter, sont traités autrement : Vaporisage, brossage, tondeuse, catissage et à la fin finissage à la vapeur. Toutes ces opérations servent àaméliorer le lustre naturel et le toucher du tissu fin. Jusqu’à l’époque de l’industrialisation, le finissage à sec était le domaine du tondeur (lainer et tondre) et du préparateur pour les opérations finales.

Les tondeurs de tissu avait un travail très dur et étaient payés à l’heure, les préparateurs à la pièce. Tous les deux travaillaient d’abord pour les commercants de drap ou pour les couturiers.

Les drapiers de Bramsche ont produit jusqu’à la fin du 18ème siècle un drap simple non tondu en couleur rouge ou bleu. C’est pourquoi nous ne trouverons des tondeurs qu’au 19ème siècle.
Lorsque la Corporation des Drapiers de Bramsche a modernisé sa production en 1850 elle a aménagé un endroit pour le finissage à sec. C’est ainsi qu’a débuté la production du tissu fin à côté des produits plus simples.

La Teinturerie

Au 18ème siècle, il y avait à Bramsche deux teinturiers différents : le teinturier des coloris foncés et celui des « belles » couleurs.
Färben des Bramscher Rot - Wird in einem neuen Fenster angezeigt.
Le teinturier A. M Wolff (1709-1781) immigré de la région de la Thuringe, teignait un rouge écarlate pour les jupes de femmes et surtout pour les uniformes des soldats d’Hanovre et d’Angleterre. Ce coloris était connu sous le nom du « Rouge de Bramsche »

En 1837 la couleur « bleu de Prusse » remplaca le « rouge de Bramsche »
Le rouge vif et rayonnant obtenu par la garance ne réussissait que dans un chaudron d’étain. Pour le bleu de Prusse une cuve de cuivre ou de fer était suffisante.

« Chaudron rouge » (étain) était le synonyme pour les couleurs claires, vives et rayonnantes. « Cuve noir » pour les coloris foncés et sombres.

En 1829 la Corporation a pris en charge elle-même la teinturerie et par conséquence la qualité a commencé à diminuer.

Au courant du 19ème siècle les quantités de couleurs nécessaires augmentaient et il n’était plus possible de satisfaire la demande en matières naturelles tinctoriales.

L’invention des couleurs artificielles, d’abord le rouge et le bleu, ont réussi des 1860/70. La chimie facilitait la teinture,. Depuis 1920 chaque membre de la corporation teignait lui-même ses laines, fils et draps dans la teinturerie commune : noir, bleu, gris, surtout des coloris modestes et foncés. Peu de maisons disposaient d’une teinturerie en propre..

Les drapiers achetaient la majorité de leurs laines auprès de la « « Bremer Wollkämmerei AG » maison fondée e 1884. Ces laines étaient déjà lavées. Par contre la laine brute, achetée aux alentours ou échangée avec les paysans contre de la laine à tricoter nécessitait un lavage.

La laine brute contient beaucoup de graisse, de poussière, de saleté, des bardanes, de la paille et beaucoup d’autres choses.Au cours du lavage, la laine perd jusqu'à 60 % de son poids.

Les drapiers aimaient beaucoup négocier sur cette différencede 60 % avec les paysons.

En 1883 les drapiers ont acquis leur première bassine mécanique à rincage. Des fourchettes remuaient la laine de la même facon que l’eau courante de la rivière mais les drapiers continuaient à utiliser l’eau de la rivière Hase pour le lavage et le rincage en ajoutant du savon ou du soda.

Le séchage de la laine se passait différemment : on étalait la laine au sol ou sur des claies posées sur des chaudières ou sur le toit quand il y avait du soleil ou sur les prés. Les enfants aimaient ramasser les flocons de laine oubliés dans les prés, espérant une récompense car les vieux avaient cette devise : « chaque jour un flocon donne une jupe par an ».

Changement de structure dans l’industrie des textiles

« Tant que les bébés naissent nus » la corporation de Bramsche n’est pas perdue. C’était le slogan du défilé des drapiers de Bramsche lors de la journée du Métier du pays d’Osnabrück en 1926 – plein de confiance en leur propre métier.

Les bébés continuent à naître nus, mais les draps de laine ne sont plus tissés à Bramsche. Toutes les entreprises textiles ont fermé entre 1960 et 1972, à l’exception d’une usine de tissage d’enveloppe d’édredon assez importante.

L’aspect des usines abandonnées au centre des villes a mené à l’assainissement du paysage urbain, spécialement du quartier de l’ancien moulin. Les bâtiments de production de la Corporation des Drapiers de Bramsche est devenu le musée des Drapiers de Bramsche.

Le déclin de l’industrie des drapiers de Bramsche fait partie d’un changement de structure de l’ìndustrie textile en général. Des raisons propres s’y sont ajoutées :

. les livraisons pour l’armée étaient des commandes traditionnelles pour les drapiers. Quand l’armée fédérale a éte fondée en 1955, les drapiers n’ont plus recu de commande.

. La technique de production a changé profondément et demandait des investissements énormes.

. La Corporation, en tant que forme d’entreprise était arrivée à sa fin.

. Les habitudes des consommateurs changeaient, Le besoin de vêtements de laine, lourds et inusables baissait. Peu de maisons de Drapiers offraient des tissus modernes dans leurs collections.


L’ouverture des frontières douanières dans la Communauté Economique Européenne (CEE) a eu pour résultat de faire entrer une large offre de produits étrangers. Ces importations ont été décisives pour le déclin de l’industrie textile des draps de laine de Bramsche. Surtout les products italiens, étant à la mode et bien finis, trouvaient leur place sur le marché. Aujourd’hui, presque 30 ans plus tard, la structure s’est changée à nouveau. La convention mondiale du textile protège maintenant les pays industriels de l’Ouest contre des importations compétitives des pays en voie de développement ou des pays industrialisés de l’Asie. Parmi les fibres des matières premières, la laine tient la dernière place avec 5 %. Son futur comme matière premiere dépend du confort que d’autres fibres, surtout les fibres synthetiques, offrent au consommateur.

Mais pourtant, en ce qui concerne le futur de la laine, tous les chemins sont ouverts. Pour tester une matière première naturelle, à l’utilisation raisonnable, peut-être dans des régions hors de notre imagination actuelle.

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